Que faire face aux idées d'en finir de son enfant

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Que faire face aux idées d'en finir de son enfant

Message par ptitbrune le Mar 30 Mar - 11:57

Quelle est la conduite à tenir (hormis adapter le traitement), pour nous parent d'enfants cyclothymiques, quand notre enfant exprime des envies de mort, d'en finir.
Doit-on minimiser/pallier, le temps que la phase critique passe, vu que c'est assez rapide chez un enfant cyclo?

Comment distinguer si c'est de la provocation ou pas ?
Si c'est de la provocation, que préconisez vous ?

merci.


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REPONSE DE MARC SPUND.

Message par ptitbrune le Ven 9 Avr - 12:35

Quelle est la conduite à tenir (hormis adapter le traitement), pour nous parent d'enfants cyclothymiques, quand notre enfant exprime des envies de mort, d'en finir.

Doit-on minimiser/pallier, le temps que la phase critique passe, vu que c'est assez rapide chez un enfant cyclo?

 Comment distinguer si c'est de la provocation ou pas?
 Si c'est de la provocation, que préconisez vous ?


  • Aborder directement la question avec lui ; lui demander clairement s'il pense à mourir.
  • Écouter et permettre l'expression de sa peine, et ce même si la situation semble superficielle.
  • Vérifier ses connaissances sur le suicide (se tuer), demandez des précisions sur sa façon de vouloir se tuer.
  • Rassurer l'enfant de notre présence, être patient permet à l'enfant de se sentir en confiance et de se confier.
  • L'impliquer dans la recherche de moyens d'améliorer la situation. Que peut-il faire lui-même ? Qu'attentive du parent ? Comment faut-il que les choses se passent ?
  • Valoriser chacun de ses succès afin de souligner ses capacités et ses efforts.
  • Aider l'enfant à développer ses habilités à résoudre ses problèmes.
  • Encourager l'enfant à poursuivre ses activités et loisirs.
  • Établir une liste de personnes ressources qui peuvent l’aider au besoin et aviser ces dites personnes de la situation.
  • Inviter l'enfant à chaque fois qu'il pense vouloir mourir, le dire à une personne de confiance (dont le parent).
  • Refléter à l'enfant notre position que nous pensons que se suicider n'est pas une solution.


Les enfants suicidaires ont souvent tendance à se dévaloriser dû à un manque d'estime de soi et ils sont souvent l'objet d'hostilité, et de colère de la part des autres jeunes ou d'adultes. Les crises suicidaires sont souvent précipitées par une perte ou par une série de pertes.
Il est approprié d'enseigner aux enfants, ce qu'il en est vraiment du suicide, même en bas âge.
Parler de la vie et de la mort aux enfants peut-être aussi un moment pour prendre le temps avec eux d'observer les feuilles tombées en automne et de voir naître les bourgeons au printemps.
La prévention la plus importante consiste d'abord à parler du problème, de briser le silence et l'isolement dans lesquelles se trouve l'enfant qui pense au suicide.

Choisir un moment sans trop attendre, pour lui parler, installer un climat de confiance, d'authenticité et non de jugement. Exprimez votre inquiétude en lui reflétant les éléments que vous avez remarqué qui vous inquiète qu'en pensent-ils ? Demandez-lui s'il pense au suicide. Si oui pense-t-il à un moyen de le faire, où et quand ? Ceci aidera à connaître l'état d'urgence.

Demandez-lui ce qu'il fait à ce point mal pour vouloir s'enlever la vie. Laissez-le parler, essayer de comprendre ce qu'il vit, écoutez-le, croyez ce qu'il dit, rassurez-le qu'il n'est pas fou, c'est plutôt qu'il a très mal et qu'il a une crise qui ne va pas durer toujours.
Vous pouvez poursuivre la discussion en lui posant diverses questions, par exemple aimerais-tu voir changer quelque chose dans ta vie ?
Penses-tu que c'est plutôt un besoin de faire baisser ta souffrance que de vouloir mourir ?
Quels moyens as-tu utilisé pour diminuer ta souffrance ?
Quel résultat cela a donné ?
Es-tu prêt à faire pour te donner les moyens de régler des problèmes (ou traverser ta souffrance) ?

Les enfants de 8 ans ont une compréhension élaborée du suicide. Si ce n'est pas le terme de suicide qu'il connaisse, ils savent ce que veut dire se tuer et souvent dès l'âge de six ans.

Doit-on minimiser/pallier, le temps que la phase critique passe, vu que c'est assez rapide chez un enfant cyclo ? Comment distinguer si c'est de la provocation ou pas ? Si c'est la provocation, que préconisez-vous ?

Les idées suicidaires verbalisées par les enfants méritent une évaluation particulière et ne doivent pas être banalisées. Il faut faire attention de bien analyser les paroles. Lorsqu'un enfant tient des propos suicidaires ou morbides, une consultation avec un Psychologue clinicien ou un Pédo-Psychiatre devient nécessaire. On ne sait jamais trop ce qu'il y a en dessous de cela.
Ça peut être une verbalisation impulsive de la part d'un enfant qui n'a pas nécessairement d'intention suicidaire, mais parfois, il y a des enfants qui sont aux prises avec des psychopathologies importantes ou des situations personnelles extrêmes qui sont franchement très désespérées.

L'enfant ne comprend pas la mort comme un adulte. Quand un enfant parle de la mort, de sa mort, il faut s'attarder à ce qu'il veut dire sans pour autant dramatiser ce que l'enfant dit. Il y a très peu d'enfants qui passent à l'acte, mais il est important de ne pas être soulagé juste par le fait que ça se passe rarement, parce que le seul fait d'en parler est un appel à l'aide.

Il n'est pas normal qu'un enfant de 6 à 12 ans parle d'un attrait envers la mort. Beaucoup d'enfants expriment des fantaisies suicidaires qui évoluent en fonction de l'âge, sans être pour autant des enfants suicidaires. La mort attire leur curiosité, prend une place importante dans leur mode imaginaire. Les fantaisies suicidaires deviennent une décomposent de l'activité psychique « normale » de l'enfant. Les enfants les mettent en scène dans leurs jeux ou horreur et humour se rejoignent de manière sublimée comme pour le jeu du « pendu ».

Provocation ou non, il faut toujours prendre ce genre de propos au sérieux et lui demander tout simplement pourquoi il veut mourir. Le faire parler….

Marc Spund


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