LES CLASSIFICATIONS DES TROUBLES PSYCHIQUES

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Définitions de la cyclothymie dans le DSM-IV et la la CIM-10 (F34.0)

Message par sweetdy le Ven 13 Nov - 1:30

Attention : les deux définitions ci-dessous sont données sans commentaires mais elles en suscitent beaucoup de la part des professionnels. Nous les publions uniquement pour que vous les ayez de façon exhaustive et non partiellement. Nous ne publions aucun commentaire : ils s'opposent parfois alors comment choisir qui publier ? comment être sûr de publier toutes les opinions ?

Définition de la cyclothymie dans le DSM-IV

La cyclothymie est classée dans les troubles BP, après le trouble BP-I et BP-II. Ce trouble doit répondre aux critères suivants :

A. Existence, pendant au moins deux ans, de nombreuses périodes pendant lesquelles des symptômes hypomaniaques sont présents et de nombreuses périodes pendant lesquelles des symptômes dépressifs sont présents sans que soient réunis les critères d'un Épisode dépressif majeur.
B. Durant la période de deux ans décrite ci-dessus le sujet n'a pas connu de période de plus de deux mois consécutifs sans les symptômes décrits au critère A.
C. Aucun Épisode dépressif majeur, Épisode maniaque ou mixte n'est survenu au cours des deux premières années du trouble.
D. Les symptômes thymiques évoqués au critère A ne sont pas mieux expliqués par un Trouble schizo-affectif et ils ne sont pas surajoutés à une Schizophrénie, un Trouble schizophréniforme, un Trouble délirant, ou un Trouble psychotique non spécifié.
E. Les symptômes thymiques évoqués au critère A ne sont pas dus aux effets physiologiques directs d'une substance ou d'une affection médicale générale.
F. Les symptômes entraînent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel, ou dans d'autres domaines importants.
* DSM-IV : Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, American Psychiatric Association, Paris, Masson, 1996, p.430.


Définition de la Cyclothymie dans la CIM-10 (F34.0)


F34-0 Cyclothymie

Instabilité persistante de l’humeur, comportant de nombreuses périodes de dépression ou d’exaltation légère (hypomanie), mais dont aucune n’est suffisamment sévère ou prolongée pour justifier un diagnostic de trouble affectif bipolaire (F31—) ou de trouble dépressif récurrent (F33—)- Le trouble se rencontre fréquemment dans la famille de sujets ayant un trouble affectif bipolaire et certains sujets cyclothymiques sont eux-mêmes atteints ultérieurement d’un trouble affectif bipolaire-

Personnalité :

affective

cycloïde

cyclothymique


cyclothymique maman d'une fille au tempérament cyclothymique de 13 ans
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LES CLASSIFICATIONS DES TROUBLES PSYCHIQUES

Message par ptitbrune le Jeu 8 Juil - 11:37

CLASSIFICATIONS CFTMEA - dérivée du CIM.
Classification des pathologies psy de l'enfant
1.4 Troubles thymiques

1.40 Psychoses dysthymiques de l'enfant
Classer ici les psychoses où les troubles de l'humeur occupent une place centrale.
Les manifestations peuvent apparaître à partir de 3, 4 ans sous la forme d'expressions symptomatiques appartenant à la dépression et à l'excitation. L'envahissement par des affects dépressifs, le repli sur soi, le ralentissement idéique, le vide de la pensée, s'associent ou alternent avec des phases d'excitation de type maniaque, des accès d'agitation ou des phénomènes de débordement idéique.

Inclure : les formes de même nature mais qui ont été décrites sous un autre dénomination :
- les psychoses affectives ;
- les troubles thymiques de structure psychotique.

Correspondance CIM 10 : F 25; F 30 à 39 sans leur être entièrement assimilables


1.41 Troubles thymiques de l'adolescent

Les troubles de l'humeur, ("troubles affectifs") inaugurant ou non des troubles maniaco-dépressifs uni ou bipolaires peuvent survenir dès l'adolescence. Ils sont de mieux en mieux reconnus même sous une symptomatologie atypique. Bien que n'appartenant pas strictement au registre psychotique, nous classons dans cette rubrique les troubles thymiques dont la sévérité et la massivité obèrent temporairement le rapport au réél. Ils s'associent fréquemment, surtout à cet âge, à des manifestations psychotiques. Il nous paraît plus satisfaisant, à l'heure actuelle, de privilégier les troubles de l'humeur sur les symptômes psychotiques. Cela nous a conduit à classer ici les troubles schizo-affectifs, à l'exception des cas où la symptomatologie schizophrénique laisse très au second plan les troubles affectifs et les fait classer en schizophrénie avérée.

Exclure : les états dépressifs survenant dans un contexte névrotique, de pathologie de la personnalité ou de troubles réactionnels.

1.410 Episode maniaque
1.4100 Episode maniaque actuel s'inscrivant dans un trouble affectif bipolaire
1.4101 Manie sans symptômes psychotiques
1.4102 Manie avec symptômes psychotiques
1.4103 Etat mixte
1.4104 Hypomanie

Inclure : certains états schizo-affectifs

Correspondance CIM 10 : F25 (en partie) ; F 30 ; F31.0 à F31.2 ; F31.6 ; sans leur être entièrement assimilables

1.411 Episode dépressif

1.4110 Episode dépressif actuel s'inscrivant dans un trouble affectif bipolaire
1.4111 Episode dépressif sévère sans dimension mélancolique manifeste
1.4112 Episode dépressif sévère sans dimension mélancolique manifeste, avec symptômes psychotiques
1.4113 Episode dépressif sévère avec dimension mélancolique
1.4114 Episode dépressif sévère avec mélancolie délirante

Inclure : certains états schizo-affectifs

Correspondance CIM 10 : F25 (en partie) ; F31.3 à F31.5 ; F32.2 et .3 ; F33.2 et .3 sans leur être entièrement assimilables


1.5 Etats dépressifs après épisode psychotique

Episode dépressif survenant au décours d'un épisode psychotique le plus souvent aigu, ou classé dans le registre de la schizophrénie. Il est difficile de savoir dans ces troubles dépressifs ce qui relève du registre psychotique, dont les symptômes les plus manifestes ont disparu, de l'effet des neuroleptiques, d'une réaction psychologique à la maladie ou dun état dépressif spécifique.

Correspondance CIM 10 : F20.4 dépression post-traumatique

.../...

1.8 Autres Troubles Psychotiques
Correspondance CIM 10 : F28 autres troubles psychotiques non organiques

1.9 Troubles Psychotiques non spécifiés
Correspondance CIM 10 : F29 psychose non organique, sans précision


2. TROUBLES NEVROTIQUES

Classer ici des troubles variables dans leur expression et leur intensité, mais qui ont en commun les éléments suivants, observables à partir de 3 ans, quelles que soient les hypothèses étiopathogéniques :

(SIGMA) il s'agit de perturbations durables sans tendance spontanée à la guérison, non explicables par les événements récents mis souvent en avant par l'entourage de l'enfant et qui constituent surtout des facteurs déclenchants.
(SIGMA) les relations avec l'environnement s'établissent sous le double signe de la contrainte et de la dépendance mais sans aboutir à un dessaisissement complet des capacités d'individuation et d'autonomie (se discutent ici les limites vis-à-vis des pathologies de la personnalité non psychotiques, catégorie 3).
(SIGMA) l'enfant tend à répéter, dans un environnement nouveau, les conduites et les conflits développés initialement dans le milieu familial.
(SIGMA) la souffrance psychique - particulièrement l'angoisse sous la forme pure ou sous d'autres aspects - occupe une place centrale, y compris pour les cas où certains mécanismes limitent les expressions directes du malaise affectif de fond.
(SIGMA) quelles que soient les variations symptomatiques, fréquentes, l'évolution inclut une restriction des capacités et potentialités des sujets, mais sur un mode limité à certains secteurs.
(SIGMA) les distorsions apportées à la mise à l'épreuve de la réalité restent limitées à certains domaines : il n'y a pas menace de rupture ni véritable perte de contact avec le réel (on discutera ici les frontières vis-à-vis de la psychose et des pathologies de la personnalités).

Les sous-catégories proposées ici constituent des regroupements syndromiques qui ne s'excluent pas toujours les uns les autres, surtout dans une perspective diachronique, c'est pourquoi la possibilité de retenir 2 sous-catégories est autorisée dans les formes comportant l'intrication de plusieurs aspects syndromiques.


2.0 Troubles névrotiques à dominante anxieuse
Classer ici lorsqu'elles répondent aux critères ci-dessus les manifestations névrotiques pour lesquelles l'expression symptomatique se fait essentiellement sur le mode de l'angoisse, que celle-ci revête la forme de manifestations aiguës ou de l'anxiété diffuse, chronique ou intermittente.

Inclure :
- états anxieux
- anxiété généralisée
- panique
- équivalents d'angoisse.

Exclure :
- les autres troubles névrotiques, sauf trouble associé
- les psychoses dysthymiques (1.4) et les formes limites de la psychose (1.2)
- les pathologies limites (catégorie 3)
- les variations de la normale (catégorie 9).

Correspondance CIM 10 : F41( en partie) autres troubles anxieux


2.1 Troubles névrotiques à dominante hystérique

Classer ici lorsqu'ils répondent aux critères généraux ci-dessus énoncés les troubles névrotiques dominés par les manifestations suivantes :
(SIGMA) soit des symptômes de conversion de type sensitivo-moteur, sensoriel, convulsif, etc. accompagnés le plus souvent de la classique "belle indifférence".
(SIGMA) soit des manifestations regroupées classiquement sous l'appellation de "rétrécissement du champ de conscience" et qui se caractérisent par des scotomisations massives de certains secteurs du champ perceptif, cognitif ou de la mémoire toujours significativement liés aux conflits du patient.
(SIGMA) soit des comportements et modalités relationnelles dominées par le théâtralisme, la mise en scène et le faire-valoir, associés à une grande vulnérabilité à l'appréciation d'autrui, une dépendance et une quête affective, une propension aux réponses dépressives et à la mythomanie.

Inclure :
- le syndrome de Briquet (on regroupe sous cette entité les cas essentiellement féminins où l'on rencontre à leur maximum la surconsommation médico-chirurgicale et un handicap chronique constitué par des plaintes somatiques ou des manifestations de conversion polysymptomatiques.)
- les personnalités multiples.

Exclure :
- les autres troubles névrotiques sauf trouble associé
- les cas où des manifestations similaires s'inscrivent parmi les symptômes d'une
personnalité de type abandonnique, narcissique, pervers, psychopathique... à classer en
catégorie 3
- les formes à expression hystérique de la psychose à classer en 1.04.

Correspondance CIM 10 : F44 troubles dissociatifs de conversion, F48.8 (en partie)


2.2 Troubles névrotiques à dominante phobique

Classer ici lorsqu'ils répondent aux critères généraux ci-dessus énoncés les traits et les mécanismes appartenant au registre phobique avec les symptômes caractéristiques notamment : les crises d'angoisse et les comportements de fuite devant un élément phobogène. Nombre d'attaques de panique entrent dans ce cadre.

Inclure :
- les dysmorphophobies quand elles répondent aux critères de la névrose, sinon discuter
les limites avec les pathologies de la personnalité.
- les phobies d'impulsion quand le registre hystéro-phobique est dominant.

Exclure :
- les autres troubles névrotiques sauf trouble associé
- les phobies appartenant à la psychose (1.04) ou à une pathologie limite (catégorie 3.).

Correspondance CIM 10 : F40 troubles anxieux phobiques, F93.1trouble anxieux phobique de lenfance

2.3 Troubles névrotiques à dominante obsessionnelle

Classer ici lorsqu'ils répondent aux critères généraux ci-dessus énoncés les traits et mécanismes appartenant au registre obsessionnel comportant notamment :

- soit des symptômes dominés par l'activité compulsionnelle, qu'elle porte sur les idées obsédantes et/ou les rituels conjuratoires;
- soit des comportements et modalités relationnelles dominées par l'hésitation, le doute, le besoin de vérification, l'ambivalence, l'alternance de rapprochers et de mises à distance des personnes investies; les traits de caractère dits anaux : ordre, entêtement, avarice; les formations réactionnelles : scrupulosité, pitié, obséquiosité, manie de la propreté…

Inclure :
- les compulsions, les gestes conjuratoires, les tics, les ruminations mentales chez
l'adolescent;
- les phobies d'impulsion pour lesquelles les composantes compulsionnelles sont
dominantes

Exclure :
- les autres troubles névrotiques sauf trouble associé
- les pathologies de la personnalité (catégorie 3)
- les tics isolés , la maladie de Gilles de la Tourette (catégorie 6)
- les obsessions appartenant à la psychose (1.03)
- les variations de la normale (catégorie 9).

Correspondance CIM 10 : F42 trouble obsessionnel-compulsif


2.4 Troubles névrotiques avec prédominance des inhibitions

Classer ici lorsqu'ils répondent aux critères généraux ci-dessus énoncés les cas dominés par une inhibition durable dans le domaine des apprentissages et des acquisitions intellectuelles avec réduction des activités, défaut d'utilisation des potentialités. Outre l'inhibition, le déroulement des activités est marqué par l'absence de plaisir, le sentiment de doute et d'incapacité.

Exclure :
- la dépression sous toutes ses formes
- les formes marginales de la psychose
- les variations de la normale.

Correspondance CIM 10 :


2.5 Dépression névrotique

Classer ici lorsqu'ils répondent aux critères généraux ci-dessus énoncés les troubles névrotiques où le syndrome dépressif domine le tableau clinique dans un contexte marqué par la continuité avec la personnalité antérieure. Ce diagnostic reflète un état actuel , il est éminemment variable avec le temps.

Inclure :
- névrose dépressive.
Exclure :
- les dépressions réactionnelles (4.0)
- les dépressions appartenant au registre psychotique (catégorie 1)
- les états dépressifs appartenant à une pathologie limite (3.3)
- les variations de la normale (9.1).

Vis à vis de la CIM 10, les dépressions névrotiques répondent dans l'ensemble aux catégories F32 et F33, sans que l'on puisse pousser plus loin la différenciation aux niveaux des sous-catégories.

2.6 Caractères névrotiques, pathologies névrotiques de la personnalité

Classer ici les cas dont le comportement, la relation à la réalité, la vie relationnelle, appartiennent au registre névrotique précédemment défini, mais dont les traits névrotiques sont déjà fixés dans des attitudes de caractère peu mobilisables, entraînant peu de souffrance et d'angoisse. Les manifestations sont présentées comme des données de fait ou des états imposés par la réalité. Ces traits peuvent apparaître dans les comportements sado-masochistes par exemple ou se manifester par des composantes hystériques, phobiques ou obsessionnelles à dominante ego-syntonique.

Inclure :
- névrose de destinée
- névrose d'échec.

Exclure :
- les autres troubles névrotiques
- les variations de la normale (catégorie 9)
- les dysharmonies psychotiques (1.04)
- les pathologies limites (catégorie 3).

Concordance avec la CIM10 : F60.9 trouble de la personnalité, sans précision


3. PATHOLOGIES LIMITES

Les pathologies limites de l'enfant s'expriment à travers des manifestations très diversifiées, variables d'un cas à l'autre et qui peuvent se modifier dans le cours de l'évolution.

Au point de vue clinique et psychopathologique, on relève les éléments suivants :

- des défauts précoces d'étayage doù résultent des failles et des distorsions dans l'organisation de la vie mentale ; cependant l'enfant met en oeuvre des capacités adaptatives notables, en s'appuyant sur des fonctionnements en faux-self.

- des défaillances portant sur l'abord du champ transitionnel et sur les supports de la pensée : en découle une dominance des expressions par le corps et par les agirs.

- des atteintes portées au travail de séparation et à l'élaboration de la position dépressive : elles ne permettent pas l'intégration des angoisses dépressives ; elles entraînent une extrême vulnérabilité à la perte d'objet ; néanmoins l'enfant accède à une différenciation soi - non soi où se marque l'écart vis-à-vis des psychoses.

- des failles narcissiques constantes : elles peuvent inclure une représentation de soi inacceptable, au point de porter atteinte au sentiment d'identité ; à titre défensif, l'enfant est souvent conduit à développer des réactions de prestance qui mènent à des affrontements répétitifs avec le milieu.

En dépit de ces composantes péjoratives, des ouvertures de type névrotique se dessinent, mais sans permettre un véritable affrontement aux conflits de désir et d'identification. En résulte une hétérogénéité structurelle, soutenue par des clivages, de sorte que, d'un côté, se développent des capacités d'adaptation, tandis que, sur un autre versant, persistent des modalités archaïques de symbolisation et de fonctionnement mental.

Les sous-catégories proposées ci-dessous constituent des regroupements syndromiques parmi les plus fréquents.


3.0 DYSHARMONIES EVOLUTIVES

Classer ici des troubles à symptomatologie variable et dont les traits et mécanismes caractéristiques s'inscrivent dans une perturbation évolutive multi-factorielle d'instauration précoce, toujours avant six ans, qui entraîne un développement dysharmonique.

. Les troubles du langage, de la psychomotricité, des fonctions cognitives se présentent principalement comme des dysharmonies fonctionnelles en rapport avec des défauts d'investissement, des insuffisances d'apprentissage, des modes d'échanges inadaptés avec l'environnement mais ils peuvent progressivement conduire à une restriction durable des potentialités.

. Les troubles de la personnalité pris dans ce processus s'expriment principalement par l'insécurité de fond, l'immaturité, l'existence d'angoisses dépressives et de séparation liées aux difficultés d'individuation. La composante dépressive tient une place importante, qu'elle s'exprime ouvertement ou qu'elle soit recouverte par des troubles dominants des conduites.

Inclure :
- des manifestations ou des regroupements syndromiques qui peuvent apparaître, sous des formes banales ou trompeuses mais qui s'intègrent en réalité dans un processus évolutif répondant aux critères ci-dessus.


Exclure :
- les autres formes des pathologies limites
- les troubles névrotiques (catégorie 2)
- les psychoses (catégorie 1)
- les troubles des fonctions instrumentales (catégorie 6) quand ils sont bien individualisés et non liés à une perturbation évolutive de fond répondant aux critères de la dysharmonie évolutive.

Correspondance CIM 10 : les dysharmonies évolutives recoupent des éléments des catégories F 93 et F 94 de la CIM 10, sans leur être entièrement assimilables


3.1 Pathologie limite avec dominance des troubles de la personnalité

Classer ici des troubles dont la symptomatologie variable d'un cas à l'autre et dans son évolution ne compromet pas toujours l'adaptation familiale, scolaire ou sociale. Les aspects psychopathologiques répondent aux critères généraux des organisations limites.

Les traits les plus caractéristiques associent :
. la souffrance dépressive avec l'incapacité à recevoir une aide, l'avidité sans possibilité de comblement;
. les sentiments de moindre valeur, les défauts dans la régulation de l'estime de soi ;
. les angoisses de séparation, de perte, d'abandon, parfois des attaques de panique;
. les retards du développement affectif, les tendances régressives, les conduites de dépendance;

Inclure :
- des troubles de type narcissique, anaclitique, schizoïde, pseudo-névrotique, abandonnique, les personnalités à faux self ;
- certaines manifestations d'anxiété, certains troubles d'allure phobique, hypochondriaque, obsessionnelle, certains agirs, lorsqu'ils répondent aux critères ci-dessus.

Exclure :
- les autres formes des pathologies limites;
- les troubles névrotiques (catégorie 2)
- les psychoses (catégorie 1)
- les troubles des fonctions instrumentales (catégorie 6).

Correspondance CIM 10 : ces troubles recoupent les catégories F 94.2 troubles de l'attachement de l'enfance avec désinhibition et F 60.3 Personnalité émotionnellement labile en particulier le type borderline F 60.31 de la CIM 10, sans leur être entièrement assimilables.


3.2 Pathologie limite à dominante schizotypique

Classer ici les troubles caractérisés par des anomalies de la pensée et des affects où dominent la froideur, le retrait, la pauvreté du contact, lauto-suffisance, des pensées vagues, souvent diffluentes, parfois étranges, des ruminations obsessionnelles, des préoccupations dysmorphophobiques ou nosophobiques.

Le trouble évolue de façon durable, mais souvent fluctuante sans quil existe de symptômes typiques ou dominants de schizophrénie.

Correspondance CIM10 : F21 Trouble schizotypique

3.3 Pathologie limite à dominante comportementale

Classer ici les troubles dominés par la tendance à l'agir, les troubles des conduites dans les échanges avec autrui, le défaut de contrôle, le déni des règles sociales, la répétition des échecs, le défaut d'influence des sanctions.

Les traits de la personnalité sous-jacents incluent les défauts de maturité affective, l'altération du sentiment de soi, la pauvreté de la vie intérieure, l'incapacité à nouer des investissements stables. La tonalité dépressive est souvent recouverte par des constructions mégalomaniaques et par les affrontements au milieu. Elle se relie parfois à des conduites addictives.

Les troubles des conduites peuvent être codés en catégorie complémentaire (7).

Inclure :
- les troubles caractériels liés à une pathologie limite;
- les déséquilibres caractériels graves.
- l'évolution vers la psychopathie

Exclure :
- les autres formes des pathologies limites,
- les troubles des conduites et du comportement de type névrotique (en particulier 2.Cool
- les troubles des conduites et du comportement de type psychotique (en particulier 1.04)
- les troubles réactionnels (catégorie 4).

Correspondance CIM 10 : ces troubles recoupent les catégories F 91 Troubles des conduites et F 60.2 Personnalité dyssociale de la CIM 10, sans leur être entièrement assimilables.


3.4 Dépressions liées à une pathologie limite

Ces manifestations seront classées ici lorsqu'elles occupent la première place dans le tableau clinique. Cette cotation sera associée à celle de la sous-catégorie qui permet de caractériser le mieux les troubles du sujet. Par exemple un syndrome dépressif survenant chez un enfant ou un adolescent entrant dans le cadre d'une pathologie narcissique sera codé 3.41.

Correspondance CIM 10 : ces troubles correspondent à la catégorie F 92.0 Troubles des conduites avec dépression, de la CIM 10, sans leur être entièrement assimilables.

3.8 Autres pathologies limites

3.9 Pathologies limites non spécifiées


Extrait de : http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/biblo_bd/cftmea/cftmea1a.html


Dernière édition par ptitbrune le Mar 8 Nov - 10:19, édité 1 fois (Raison : Reunion d'un post general sur les classifications)


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Re: LES CLASSIFICATIONS DES TROUBLES PSYCHIQUES

Message par ptitbrune le Jeu 8 Juil - 11:51

Ces post ont pour but de vous montrer sur quoi se base la pédo-psy actuellement, ainsi certains diagnostics sont issu de cette classification...

BICYCLE, préfère se baser sur une approche "maladie" qui tend à prendre en compte un ensemble des symptômes, d'une manière globale.
Nous ne savons pas si ce choix est exact, mais par contre il offre des solutions concrètes et utilisables.

Sites sur la pédopsy :

http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/SFPEADA/Default.html

La S.F.P.E.A.D.A. est issue du Groupement Français de Neuro-Psychopathologie Infantile fondé en 1937 par le Professeur Georges Heuyer . En 2001, elle a pris le nom de Société Française de Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent et des Disciplines Associées, afin de bien marquer son ouverture à l'ensemble des professions qui concourent à la santé mentale de l'enfant et de l'adolescent, ainsi qu'à l'ensemble des disciplines qui contribuent à son étude.


http://pedopsy.free.fr/Pedopsy451.html
Il est souvent difficile d'envisager pour soi-même une démarche vers un psy. Quand il s'agit d'aller pour son enfant chez un pédopsy, c'est souvent encore plus angoissant.
L'appellation idoine des centres publiques où l'on peut obtenir une consultation est "Centre Médico-Psychologique infanto-juvénile" (CMPIJ) ou Centre Médico-Psychologique pour enfants et adolescents (CMPEA). Dans certains lieux, le CMP est appelé unité de psychopathologie voire souvent avec abus unité de psychopathologie clinique , car la plupart du temps il n'y a pas de lits. En tant que parent, on se pose généralement beaucoup de questions sur le déroulement des premiers rendez-vous et sur le mode des contacts.
Puis, après s'être décidé, on cherche un lieu de consultation "psy" pour son enfant. Premier écueil, où chercher ? Dans les annuaires pages jaunes de France Télécom, il n'y a pas de rubrique centre médico-psychologique. Parfois on trouve en cherchant à "Médecins : psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent", parfois c'est à "Centres médicaux et sociaux, dispensaires", parfois c'est à "Instituts médicaux", parfois on ne trouve pas ... L'annuaire du site est là pour vous faciliter la tâche.


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Re: LES CLASSIFICATIONS DES TROUBLES PSYCHIQUES

Message par ptitbrune le Mar 8 Nov - 10:22

TRAVAUX ELABORATION DU DSM V
.../...La nouvelle organisation des catégories de diagnostics (chapitres) proposée est la suivante:

Troubles neurologiques du développement
Troubles du spectre de la schizophrénie et autres troubles psychotiques
Troubles bipolaire et reliés
Troubles dépressifs
Troubles anxieux
Troubles obsessionnel-compulsif et reliés
Troubles liés au traumatisme et aux stresseurs
Troubles dissociatifs
Troubles de symptôme somatique
Troubles des conduites alimentaires
Troubles de l'élimination
Troubles du sommeil-veille
Dysfonctionnements sexuels
Dysphorie liée au genre
Troubles perturbateurs du contrôle des impulsions et des conduites
Troubles d'abus de substance et d'addictions
Troubles neurocognitifs
Troubles de la personnalité
Paraphilies
Autres troubles.../...

http://www.psychomedia.qc.ca/sante-mentale/2011-01-18/dsm-5-nouvelle-organisation-des-diagnostics-proposee

Reclassification des troubles de la personnalité
http://www.psychomedia.qc.ca/trouble-de-la-personnalite/2011-07-17/criteres-diagnostiques-du-dsm-5

Inquiétude des experts sur la nouvelle classification :
http://www.psychomedia.qc.ca/diagnostics/2010-07-29/nouveaux-diagnostics-psychiatriques-du-dsm-v-restera-t-il-des-gens-normaux-s-inquietent-des-experts




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Re: LES CLASSIFICATIONS DES TROUBLES PSYCHIQUES

Message par ptitbrune le Mar 8 Nov - 10:24

DSM IV :

http://www.psychomedia.qc.ca/diagnostics/quels-sont-les-diagnostics-de-troubles-mentaux-du-dsm-iv

LES VERSIONS DE DSM -> j. DSMIV-TER
http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux


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Re: LES CLASSIFICATIONS DES TROUBLES PSYCHIQUES

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