GERER LA CRISE : Borner les débordements et les cris

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GERER LA CRISE : Borner les débordements et les cris

Message par ptitbrune le Ven 20 Aoû - 9:57

En réponse à une maman qui me parlait de son problème à garder son calme face à sa fille qui lui crie dessus ce qui la met hors d'elle :

Le respect une phobie... rire n'importe quoi!!! c'est légitime que ton enfant ne te crie pas dessus!!! lol. Ca n'a rien de phobique, c'est épidermique parceque tes limites sont dépassées! et que l'on ne crie pas sur sa mère point à la ligne ! Sauf que voilà, avec les ptitcyclos ce n'est pas simple à obtenir!

Quand elle crie, tu t'en vas!!! et c'est tout : tu lui dis que tu t'en vas réfléchir à une punition, car c'est intolérable, cyclo ou pas que son enfant vous crie dessus! Et tu vas te défouler dehors.

--> Si elle te suit, et t'impose ses revendications sonores, mais pourri lui la vie! Elle doit respecter ta limite! Donc elle va dans sa chambre et c'est tout.

"Pourri lui la vie" = ça veut dire "sacrée punition".

Quand mon fils se met hors de lui, qu'il n'arrive pas à parler doucement, je prends une voix blême , et je lui dit, "très bien je te puni" et je m'en vais. Tout de suite après il s'énerve plus... mais un peu plus tard il est triste, et m'en veut/s'en veut lui-même. Alors je reviens et on discute, s'il lève la voix, je lui dis :" je dois forcir la punition?" Alors il essaye de prendre sur lui (des sacrés efforts!!!) et petit à petit on arrive à discuter plus calmement. Bien souvent je lui zappe la punition (parcequ'on ne puni pas la cyclo)

Mais le déclencheur c'est cette phrase : "je te punie"

Et je l'ai réellement puni sur ce point plusieurs fois : par exemple 2 années de suite il n'a pas eut d'anniversaire avec les copains. Il disait que c'était injuste, ce qui est vrai, mais je lui rétorquais qu'il fallait y penser avant, et que l'anniversaire en famille c'était bien aussi, que j'aurais pu tout lui zapper.
=> Le but de cela c'est de marquer suffisamment son esprit pour que quand je le menace d'une punition, il soit bien sur que je peux réellement lui pourrir sa vie!


Je pense que c'est formateur, même si injuste... Plus tard s'il "déconne", il peut se retrouver en prison injuste ou pas... la société est comme ça, et il vit dans la société! Il est donc obligé de s'y plier.
=> Ca je lui explique, que je le puni parceque dans sa vie plus tard la sanction tombera, aussi injuste soit-elle, et ce malgré la cyclo.
Tu sais, il a fallu 3 ans, pour qu'il imprime qu'il fallait réellement agir, que sa vie était pourrie à avoir toujours des problèmes.... je pense aussi qu'il a fallu que ses hormones se mettent en place et que depuis quelques mois, qu'il est plus posé, qu'il "cherche moins la *@&!/*".

Je pense aussi que ce qui te freine beaucoup c'est le sentiment de justice vis à vis de ta fille et ta profonde envie qu'elle ne vive pas ce que tu as vécu. Tout ceci est vraiment légitime, mais c'est aussi ces moments pas cool que tu as vécu qui t'on formés.

Elle doit respecter les bornes NON* : et ça si elle ne le fait pas c'est PUNITION quoiqu'il arrive!

Ce que tu dois comprendre, c'est que ces bornes NON, c'est non négociable, et que c'est indispensable de punir pour cela : cyclo ou pas.
Par contre prendre en compte sa cyclo, et c'est là que c'est juste et qu'elle ne va pas vivre ce que tu as vécu, parceque tu prends en compte sa cyclo : en discutant et en l'accompagnant.

Lui apprendre à rester dans son coin quand elle est énervée c'est lui donner un outil pour plus tard.
Lui apprendre à battre retraite quand l'autre s'énerve, c'est également la guider pour gérer ses humeurs
Lui apprendre à différer une discution, une entrevue en fonction de ses capacités, c'est également lui donner les moyens de gérer ses humeurs...

C'est à ça que sert les punitions "injustes" qu'elle comprendra plus tard...

Concrètement ton objectif c'est de limiter l'espace de débordement (= sa chambre).
Et ça tu peux le lui expliquer.


*Les bornes non :
Ce sont des limites qui relève de la sécurité de l'enfant, de la bienscéance en société.... Elles sont non négociables, l'enfant DOIT s'y plier!
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Dernière édition par ptitbrune le Mar 19 Avr - 12:29, édité 1 fois (Raison : MAJ lien)


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Re: GERER LA CRISE : Borner les débordements et les cris

Message par sweetdy le Ven 20 Aoû - 22:40

hello

Ce sont les cris, la phobie pas tant de qui ils viennent.

Elle me crie dessus et se fait remettre à sa place. Mais entre nous, à qui c'est utile que je la remette à sa place à chaud ? A moi, rien qu'à moi. Pas à elle. A elle, cela fait un effet accélérateur parce que cela implique de la frustration, de la culpabilité, du remords (peut-être ?). Est-ce utile de rajouter tout çà à ce qui se passe dans sa tête ? Je ne crois pas, mais je le fais souvent. Pourtant, je sais que dire un truc pareil à un cyclo, c'est provoquer ses émotions ! Que bien au contraire, un cyclo face à quelqu'un qui se moque éperduement de lui, va certes ajouter de la rancoeur à ce qu'il ressent mais que cette rancoeur va jouer le rôle de frein. Reste à croiser les doigts pour qu'il sache qu'on l'a ignoré juste le temps qu'il se calme....

C'est à froid que c'est utile de parler des cris, de l'insolence (pas de gestes chez nous ) parce que là on peut utiliser des mots qui ne culpabilise pas pour expliquer tranquillement que vraiment c'est important, et pour elle et pour nous, surtout pour elle.

Je ne punis pas la cyclo, personnellement, je trouve cela très étrange et si l'on me punissait encore de ma cyclo chaque fois qu'elle déborde dans le négatif, je serais bien seule aujourd'hui.

Non, on ne peut pas repprocher à un enfant d'être cyclo, de ne pas gérer, on peut s'énerver mais pas le punir pour cela. Pour moi, c'est ne pas prendre en compte tout ce qui se passe non seulement dans le cerveau mais aussi dans le corps de l'enfant (et des adultes !) en ces moments-là.

Ne pas être capable de ... C'est cela que l'on ressent lorsque l'on a suffisamment de conscience dans ces moments-là. Le terrible : "Je n'y arrive pas !" qui explose dans votre cerveau en vous embrouillant encore plus. On voudrait bien, on sait que l'on doit, mais la réflexion s'arrête là ! Il n'y a rien derrière ! Pas d'ébauche de solution, pas de souvenirs de consigne qui remonte, rien, rien, rien, le cerveau étouffe de émotions qu'il a généré et génère encore. Des fois, ces mots ne sont que des syllabes dont on sait qu'elles ont un sens, qu'on devrait les comprendre mais cela reste des sons.

C'est un échec que de ne pas être capable de faire des choses si simples qui permettraient que la crise redescende à un niveau gérable. Oui, ce ne sont que des choses simples. Alors à froid, on se dit "P..... d... M......, ce que je suis bête ! Même pas capable de me sauver !" Ben oui ! Mais le cerveau, il n'était pas d'accord malgré tout !
Les enfants vivent cela, comme nous les adultes.

On ne peut pas punir un tel échec.

Punition pas pire que l'échec ? Sans aucun doute !
Mais je crois tout de même que l'enfant sait bien la différence entre la punition et la mauvaise réaction. La mauvaise réaction, cela s'explique, on s'excuse, on donne des consignes MUTUELLES pour tenter d'éviter que cela recommence, c'est un après qui est plein d'amour.
Punition reste toujours frustration en ajout au reste.

C'est plus à froid que je reviens sur le sujet. Lorsque je suis plus calme et qu'elle aussi l'est.
Ces derniers mois, nous avons beaucoup travaillé sur le dialogue à froid, nous avons beaucoup progressé dans la gestion des crises. Elle sait maintenant qu'il suffit qu'elle s'excuse pendant la crise pour que je redescende et que je puisse à nouveau prendre les choses en main. Des fois, elle vient même s'excuser après, c'est mignon tout plein.

Bien sûr à chaud, je vais crier plus fort qu'elle lorsque je n'arrive plus qu'à çà.

En fait quand cela dérape, c'est que je dérape avec elle sinon çà ne reste que des cris anodins pour un enfant qui ne gére pas ses émotions comme il le devrait. Mais là aussi, pour pouvoir gérer un enfant, il faut se gérer soi d'abord. Et c'est bien là la difficulté : l'enfant n'est pas fautif de tout lorsque cela dérape. Il est l'origine du dérapage, une des causes mais pas la seule. Nous, nous étions peut-être préssé, occupé, concentré, envie d'être au calme alors il est certain que de devenir disponible à l'instant, qui plus est pour un truc pas sympa qui demande de l'attention,.... que le premier qui a toujours su faire me lance la première pierre, je ne crains strictement rien.
SE GERER SOI-MEME, je crois qu'une grande clé est dans ces mots.

Partir, il y a des gens qui ne peuvent pas le faire de manière systématique parce que cette n'atteind pas le cerveau de la bonne manière : parfois, cela l'atteint et on part, parfois cela ne l'atteint pas et on ne peut pas partir (et pour cause bounce ) parfois, il y a un truc qui dit "pars" mais le cerveau ne comprend pas. Pour faire une comparaison, c'est comme lorsque l'on parle trop, on le sait mais on ne peut pas s'empêcher de parler. Cà marche pareil : c'est un message qui passe mais qui n'a aucun sens réel.

Partir en vrille à deux, c'est vraiment une cata car aucune ne gère l'autre, cela fait boule de neige. Moi, je vois les messages qui défilent, de plus en plus vite, avec de moins en moins de sens aussi, : "calme-la" "calme-toi" "J'ai mal" "Il faut que çà s'arrête" "Calme-la" "Je vais vomir" "Calme-toi"... C'est une autre boucle qui se rajoute à tout ce qui tourne déjà d'émotions incontrôlées.
Non, là, tu ne peux plus rien faire. Si une fois, cela tournait tellement vite que cela m'a scotchée : je me suis arrêtée net, je n'ai plus bougé, plus rien dit jusqu'à ce que j'entende une petite voix me dire "çà va, maman ?" Elle aussi s'était calmée d'un coup !

Je ne sais pas comment c'est lorsque l'on n'est pas cyclo, si cela peut monter aussi fort ou non, mais il y a des trucs à trouver pour les cyclos qui au milieu d'une crise perdent le sens de réel, ou plutôt des trucs à trouver pour ne jamais en arriver là. Et çà, çà vaut pour tout le monde.

La solution la plus efficace que j'ai trouvée aujourd'hui, c'est le debrieffing.


PS :
Lorsque j'étais enfant, je ne pouvais pas exprimer ma cyclo. Qu'est-ce que cela a fait de moi ? Une enfant qui avait peur de tous, qui mettait des barrières entre elle et tous, quelqu'un qui ne parlait pas, qui jugeait tout et tous de manière sévère. Il a fallu attendre l'âge adulte pour que je relâche tout çà et que je commence à m'exprimer, à relativiser, à prendre du recul, à comprendre. Mes relations interpersonnelles sont toujours maintenant encore, à l'emporte pièce. Parler de la pluie et du beau temps, j'ai beau faire des efforts, je n'y parviens pas, par exmple.

Le passé du parent est aussi à prendre en compte : lorsque l'on a souffert trop fort d'une chose, on fera n'importe quoi pour que son enfant n'en souffre pas, même des bêtises ! Cela ne veut pas dire que je pardonne tout à ma ma fille parce qu'elle est cyclo mais juste qu'il est important pour moi qu'elle gère sa cyclo plutôt que de l'étouffer derrière quoi que ce soit. Je ne la protège jamais des émotions, la vie ne la protége pas lorsque je ne suis pas là et elle doit faire seule.

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Re: GERER LA CRISE : Borner les débordements et les cris

Message par Flocie le Sam 21 Aoû - 7:42

Si une fois, cela tournait tellement vite que cela m'a scotchée : je me suis arrêtée net, je n'ai plus bougé, plus rien dit jusqu'à ce que j'entende une petite voix me dire "çà va, maman ?" Elle aussi s'était calmée d'un coup !

tu as fait sans le savoir ce que l'on appelle un retrait d'attention. Ignorer le comportement problématique. Je l'utilise pour mes pioupious zotistes (surtout le plus jeune quand il a des comportements inadaptés genre me mordre), mais bien aussi pour ma grande cyclo.
Pour elle, ça évite l'escalade. Une fois le calme revenu, et qu'elle a retrouvé le contrôle d'elle même, je lui dit ce que j'ai à dire.

Je ne sais pas comment c'est lorsque l'on n'est pas cyclo, si cela peut monter aussi fort ou non

Je ne suis pas cyclo, mais ça peut monter vite et fort chez moi aussi, je me suis même fait tellement peur par deux fois que depuis je me contrôle beaucoup.
Bon, je ne peux pas en plus vraiment me permettre de me "lâcher", avec deux cyclo et demi à la maison, ça serait explosif !
En général, quand ma fille crise, je deviens froide comme la glace, et je l'ignore totalement. Ou je vais dans ma chambre si je ne peux plus supporter ses propos. Je trouve toujours un truc à faire pour lui montrer que ce n'est pas en criant et s'énervant qu'elle entrera en communication avec moi, bien au contraire !

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Re: GERER LA CRISE : Borner les débordements et les cris

Message par ptitbrune le Dim 22 Aoû - 10:48

Mais je comprends ton point de vue qui est juste. sur punir la cyclo.
Et qui en plus est parfaitement légitime en tenant compte de ton histoire.

Peut-être ne faut il pas parler de punition, mais de conséquences de ses actes, choix etc....
parceque l'enfant va les mettre en balance et choisir la meilleure option pour lui...
Actuellement il semble que la meilleure option pour ta fille ce soit la bagarre avec toi.
J'ai toujours eut l'impression que parfois mon fils cherchait la bagarre comme moyen de décharger ses tensions, et que de toute façon quoiqu'il arrive maman l'aimerait toujours!

Avant d'arriver à agir en amont des crises, il m'a fallu, perso, trouver des solutions de gestion pendant la crise. C'est pour ça que je te parlais de partir du lieu explosif, et de contraindre l'enfant à respecter cela .

Mon fils refusait que je parte au début, normal il était en crise, je n'ai donc eut que cette possibilité pour m'en sortir, utiliser la menace, et quelque chose de désagréable, la punition, pour lui donner une réflexion, un point d'appui fort qui ne soit pas balayé en cas de crise, une barrière qui ne cède pas, un protection en quelque sorte

Maintenant, je me dis qu'il doit être tout à fait possible de gérer en amont. Sans passer par le même chemin que moi :
Elle sait maintenant qu'il suffit qu'elle s'excuse pendant la crise pour que je redescende et que je puisse à nouveau prendre les choses en main. Des fois, elle vient même s'excuser après, c'est mignon tout plein.
BRAVO!!! c'est un début de solution pendant crise!!! Et je trouve cela très encourageant!!! Si tu y arrives par ce chemin, je trouve cela formidable!!!
=> Comment êtes-vous arrivé à obtenir des excuses???!!???... là je suis scotchée... moi j'ai toutes les peines du monde à ce que mossieur daigne s'excuser!!!

Ce qu'explique Flocie sur le retrait d'attention :
tu y es arrivé, donc ça doit être réutilisable, je sais pas trop comment...Y faire appel quand tu sens que ça monte peut-être?

Ceci dit, l'ignorance, ça marche chez elle, chez moi c'est pire, donc c'est du retrait aussi, MAIS en lui expliquant que c'est pas contre lui, c'est simplement mes limites à moi et je dois en tenir compte.

Le debriefing
Pour moi c'est le mieux, mais ça a ses limites, parceque ça rassure l'enfant, mais ça ne l'encourage pas à agir, enfin je veux dire ça ne lui offre pas de garde-fou, de protection.

Pourquoi l'enfant arrive t'il a se maintenir (sauf quelques rares fois) hors de la maison, et pas avec sa mère??? ben j'en suis arrivée à la conclusion, qu'en dehors il risque trop. C'est donc ce qui l'incite, l'aide à se contenir mieux.

Peut-être y a t'il une autre solution que la "punition/conséquence", moi je n'en vois pas. A l'école s'il dérape trop = renvoi, Avec les autres s'il dérape = plainte/flic/juge...

Le but bien évidement est de ne pas en arriver là, et ça c'est la compassion, l'aide, trouver avec lui des défouloirs, prévenir en disant, je te sens stressé as-tu besoin d'aide, le débriefing.... etc....

Mon fils avec sa prof de français passait sa vie à copier des lignes de punitions... un enfer!!! Mais j'ai compris aussi que pour lui c'était plus facile de le gérer comme ça : les lignes, c'était moins difficile pour lui que de se concentrer pour pas louper des devoirs à faire.


Enfin :
C'est un échec que de ne pas être capable de faire des choses si simples qui permettraient que la crise redescende à un niveau gérable.

Heu! la je m'insurge!!! Non mais tu n'es pas wonderwoman ma Sweet!
Les choses ne sont pas si simples! Du reste toutes nous y cassons le nez... alors là non je suis désolée! Si c'était si simple, je crois que tu ne serais pas cyclo aussi fortement!
Tous les parents ont du mal avec une crise de leur enfant... et chez nous yen a si souvent!!!!

Je pense que tu idéalises les gens moins cyclo que toi... mon compagnon qui n'est pas cyclo (un modèle de stabilité, ben si ça exiiiiste!!!), a une pression intérieure incroyable quand mon fils est en crise....et ben parfois ça sort, il dit des choses dures, qui dépassent sa pensée aussi..

N'importe quel ptitcyclo ferait sortir de ses gonds le plus zen de la terre, si celui-ci avait à le gérer pendant ... ne serais-ce que 2, ou 3 semaines de vie quotidienne (enfin pas que pendant les vacances ou c'est le moment des 36000 volontés, trop facile sinon ) !!!

Au début... Tu demanderas à Caline (professionnelle de la gestion des ptitcyclo jte rappelle!!!), elle n'arrivait pas à supporter plus de 15minutes.... Je la voyais faire des aller-retour... je ne sais pas ce que mon greugneugneu de fiston pouvait bien lui dire, mais ça devait être houlàlà je ne préfère pas savoir, déjà rien qu'en ne sachant pas j'ai honte!!!

bisous


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Re: GERER LA CRISE : Borner les débordements et les cris

Message par Flocie le Dim 22 Aoû - 11:46

Je pense que tu idéalises les gens moins cyclo que toi... mon compagnon qui n'est pas cyclo (un modèle de stabilité, ben si ça exiiiiste!!!), a une pression intérieure incroyable quand mon fils est en crise....et ben parfois ça sort, il dit des choses dures, qui dépassent sa pensée aussi..


exact. Idem ici (enfin, ici, c'est moi qui suis avec un electrohumeur presque plat, lol, zom est caractère bipo)
S'en prendre plein la poire, encaisser tout ça n'est pas facile, et ça fait forcément vibrer une corde sensible, mais sans doute que le contrôle est plus facile pour nous, et que nous avons la possibilité de rester d'apparence zen en présence de l'enfant (ou personne) pendant la crise mais je ne nie pas que je dois lâcher la pression après (je vais marcher, ou pleurer un bon coup des fois)

On ne peut pas non plus assurer tout le temps, on est humains, et nos enfants sont très "prenants" ... Wink

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Re: GERER LA CRISE : Borner les débordements et les cris

Message par sweetdy le Dim 22 Aoû - 19:58

hello

et bien pour les excuses, j'ai fait deux choses en parallèle :
1) JE m'excuse quand je dérape MOI (pas quand c'est elle qui dérape toute seule sans moi Razz )
2) Je l'ai obligée à s'excuser après les crises
la suite s'est faite toute seule.

Pour ce qui est simple, c'est pas "simple" de s'excuser ? Oui, il faut prendre un peu sur soi mais ce n'est pas une mer à boire non plus.

Oui, parvenir à respirer de bons grands coups, çà c'est dur, ne pas lever le ton, c'est dur, rester zen, c'est une épreuve !

Avant que je ne sois soignée par une personne efficace, je gérais très très mal MES crises, nombreuses par ailleurs sur la fin. Et puis, je suis arrivée entre de bonnes mains, j'ai appris des trucs simples (dans le sens où il se s'agit pas de choses en 1001 étapes avec 1001 antécédants,) non des trucs comme vous dîtes : respirer, détendre ses muscles.... des recettes basiques même s'il est difficile parfois de les mettre en oeuvre.


Oui, c'est un échec à l'intérieur de ne pouvoir gérer SA crise, pour les enfants aussi. Ils savent bien qu'ils doivent gérer, on le leur apprend, ils sont psychoéduqués, et même ceux qui ne le sont pas, tous savent que cela fait mal à tout le monde. Ce n'est pas un plaisir que de se laisser aller, cela fait tellement mal à l'intérieur qu'il est impossible de ne pas vouloir que cela s'arrête.

Alors certes, à l'extérieur, ils gèrent mieux. Mais parce qu'ils subissent la loi du plus fort et qu'ils sont les plus faibles.
A la maison, cette loi est absente. Cela change la donne.

Non, les enfants ne veulent pas se bagarrer avec NOUS, ils veulent que leur mal s'en aille. Ils ne savent pas comment faire alors ils vont là où cela les mène, généralement près de maman/papa qui prend soin d'eux et en qui ils ont une totale confiance.

Il ne faut pas voir la crise et les cris comme une attaque vers le parent, c'est un appel au secours plutôt. On aimerait qu'il prenne la forme paisible d'un "maman, je me sens mal et je ne comprends pas pourquoi" mais çà ne marche pas comme çà la cyclo, sauf de temps en temps.
C'est plutôt une vague d'agressivité qui vient parce que çà fait mal partout : au cerveau, au ventre, aux tympans, aux yeux, dans les bras, et il se trouve que lorsque l'on hurle la douleur est moins forte. Ce n'est pas plus mystérieux que cela : avoir moins mal, là tout de suite. Et puis, c'est aussi la solution la plus simple Twisted Evil

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Re: GERER LA CRISE : Borner les débordements et les cris

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