Epilepsie de l'enfant et Bipolarité - Lamictal

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Epilepsie de l'enfant et Bipolarité - Lamictal

Message par natasha94 le Mer 21 Sep - 15:22

Bonjour, cette question s'adresse aux professionnels. Mon fils est sous Lamictal depuis 4 mois suite à des crises d'épilepsies survenues pour la première fois lorsqu'il avait 3 ans (il y a un an et deux mois) il a 4 ans et est enfin stabilisés (plus de crises) depuis début mai après plusieurs traitements sans succés (Mikropakine, Tegretol, Urbanyl, Keppra) seul Lamictal à mis un terme aux convulsions Tonicaux Cloniques qu'il faisait en revanche depuis qu'il a cette maladie son comportement a radicalement changé, auparavant il était très calme, très posé, concentré dans ce qu'il faisait et hyper facile à éduquer et depuis le début des crises et ses différents traitement c'est tout l'inverse il est très dissipé, bouge et parle sans cesse a de grosses difficultés à ce concentrer, son humeur est très changeante très passionné par tout mais rien ne dure jamais, il est hyper émotif a du mal à se faire des amis bien qu'hyper sociable. Il est suivi par un psychomotricien et il a une AVS à l'école. Je voulais si il était fréquent que les enfants épileptiques soit plus sujet à la bipolarité ? Je précise que j'ai un père et un demi-frère Bipolaire et traité depuis des années pour cela. Ca me fait peur quand à l'avenir de mon fils, la neuro pédiatre va me mettre en relation avec une neuro psychologue pensez qu'on peut d'hors et déjà faire une évaluation pour poser un diagnostique sur une bipolarité ? Merci de votre aide.

natasha94
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EPILEPSIE - LAMICTAL

Message par ptitbrune le Lun 26 Sep - 11:15

En premier, il n’y a aucun lien significatif entre épilepsie et bipolarité
Cela semble paradoxal quand on considère que la majorité des alternatives au lithium sont des anti-convulsivants comme Dépakine, Dépakote, Dépamide, Tégrétol, Trileptal, Lamictal…

Cela dit, le cas présenté soulève la question du diagnostic de bipolarité chez un jeune qui, en plus de son épilepsie, présente des dérèglements émotionnels et énergétiques qui ne sont pas réduits par Lamictal, malgré l’efficacité de celui-ci sur les crises épileptiques.
Cette constatation écarte la possibilité de troubles psychiques secondaires ou liés à l’épilepsie.

Un bilan clinique détaillé explorant la cyclothymie et autres troubles comme le déficit de l’attention est fortement indiqué dans ce cas – En effet, les signes décrits collent bien avec une cyclothymie (ou bipolarité juvénile). Curieux que la neurologue soit indifférente à ces troubles – son « job » ne se limite pas à bloquer l’épilepsie – elle peut très bien tenter de comprendre la nature des troubles émotionnels et attentionnels de son jeune patient – surtout que le TDA et la cyclothymie sont des entités qui peuvent être soignées en neurologie ou demander l’avis d’un collègue pédopsychiatre connaisseur de ces troubles.

Donc il faut explorer la piste de la cyclothymie notamment du fait de l’histoire familiale positive (2 cas bipolaires) – en cas de diagnostic positif de bipolarité juvénile, le lamictal seul ne semble pas apaiser la circularité des crises – il est recommandé pour les jeunes BP d’utiliser le valproate – celui-ci est plus adapté et son usage avec Lamictal permet de réduire de moitié la dose de celui-ci en raison de son interaction cinétique sur l’élimination de lamictal. Ainsi, en prenant 200 mg, on aura l’effet initial de 400 (sauvegarde de l’effet sur les crises tonico-cloniques) en plus d’un effet stabilisateur du valproate.

La possibilité d’ajouter le lithium est à envisager en cas d’échec du valproate

L’échec du valproate peut orienter vers la piste du TDA – l’avis d’un expert de la question serait souhaitable (envisager un traitement avec le méthylphenidate : Ritaline ou Concerta) – mais le jeune n’a que 4 ans – pour cela, l’avis d’un pédopsychiatre expert du TDA sera sollicité

Reste une dernière hypothèse en rapport avec un effet adverse possible du Lamictal qui dans certains cas peut induire des états d’excitation, de panique, d’agitation voir même induire des syndromes obsessionnels. Dans ce cas il convient de réduire la dose et introduire un autre anticonvulsivant capable de réduire cet effet adverse. J’ai constaté cet effet chez les adultes jeunes – je n’ai jamais eu l’expérience du lamictal chez les enfants bipolaires.

http://www.ctah.eu/espaces.php?ref=1/3/24/1020

Dr E Hantouche - 26/09/2011


Dernière édition par ptitbrune le Lun 26 Sep - 11:21, édité 1 fois (Raison : activation du lien)


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