Boris Cyrulnik : "Mourir de dire la honte"

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Boris Cyrulnik : "Mourir de dire la honte"

Message par ptitbrune le Mer 29 Sep - 11:42


Son dernier livre : "Mourir de dire la honte" ed Odile Jacob
http://www.amazon.fr/Mourir-dire-honte-Boris-Cyrulnik/dp/2738125050

J'aime beaucoup Boris Cyrulnik, il a ceci d'intéressant (entre autre) qu'il est le lien entre psychanalyse et neurosciences. Il a su s'éloigner des excès de la psychanalyse pour décrire bien plus simplement et de manière plus concrète des mécanismes "pathogènes" de l'être humain. Comme s'il avait rendu littéraire les neurosciences.

Ce matin sur France-inter, il parlait de son livre et a abordé différents thèmes connexes dont :
pourquoi parler soigne, des charges émotionnelles empêchant d'agir, commencer parler d'un problème est déjà avoir pris du recul, et poser la première pierre à l'édifice de la résilience.

L'aspect qui m'a le plus intéressé : Quand on a vécu un traumatisme, c'est si difficile d'en parler qu'une des stratégies est de l'aborder via l'art : Théâtre, écriture, peinture...
Pour illustrer:
Il parlait d'une de ses missions en Afrique auprès des villages où des femmes avaient été violées et l'utilisation du viol comme arme de guerre. L'action avait été de créer des groupes de femmes et de les faire regarder une pièce de théâtre sur ce qui leur était arrivé par le biais de l'humour qui servait de catharsis.
Suite à la projection, ou tout le monde a pu rire et donc commencer à prendre du recul, les langues ont pu se délier et les femmes ont commencer à parler de leurs traumatismes comme dans un groupe de parole.

La manière dont il parlait de ce sentiment de honte, les moyens qu'il utilise pour casser les barrières du silence, peuvent trouver un écho avec nos failles psychologiques, nos traumatismes bipolaires.
=> Notamment l'utilisation de la lecture d'oeuvre littéraire qui font écho à notre vécu.
=> Le fait de pratiquer un art comme catharsis
=> Parler et se mobiliser pour commencer à se soigner. Pourquoi pas la psychanalyse cyrulnikienne pour ce faire?

Peut-être que finalement sur certains aspects et notamment la gestion des failles psychologiques, la psychanalyse telle que pratiquée par Boris Cyrulnik a encore une carte à jouer pour ceux qui ont besoin de plus de temps pour digérer et analyser, pour ceux que les TCC heurtent en étant trop directes.

Qu'en pensez-vous?


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